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Nos conférences

Art et Culture propose, chaque année, un cycle de conférences, sur des thèmes variés, avec des intervenants remarquables. En 2022-2023, des conférenciers d'horizon différent, viendront s'ajouter à ceux de l'Université Inter-Âges de Poitiers.
Elles ont lieu à l’Échevinage (hôtel particulier, XVe/XVIIe siècles).

9 février 2024 :9

L'autre Éminence : le R. P.  Leclerc du Tremblay, capucin

par Bernard Gaborit

 

         Bernard Gaborit, passionné par l'histoire du Cardinal de Richelieu, s'attache à décrire ses relations avec son collaborateur le plus proche :

le père Joseph, capucin, dit « Éminence grise ». Par opposition à la pourpre cardinalice, le gris évoque l’humilité et l'ombre.

Né en 1577, en pleine guerres de Religion , Francois Leclerc du Tremblay, issu d'une famille noble, reçoit une éducation de gentilhomme.

 

Du pourpoint à la bure :

         De formation classique, il apprend les auteurs anciens, maîtrise parfaitement le latin, (il écrira La Turciade en 4600 vers !), le grec, l'italien (il effectue un  « Grand tour d'Italie ». Il s'illustre au maniement des armes en fréquentant l'académie équestre d'Antoine de Pluvinel.

 

Le moine de plein emploi :

         En 1599, il choisit d’intégrer l'ordre des Capucins, qui vivent de l’aumône, et sont réputés populaires et évangéliques.

         Nommé Provincial de Touraine, il se fait remarquer comme prédicateur, réformateur (abbaye de Fontevrault) et créateur d'une nouvelle congrégation « les Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire ». Il installe des couvents, est un grand acteur de la Contre-Réforme. 

 

Le militaire

         Il accompagne Richelieu lors de son entrée au Conseil du Roy en 1624, il y joue un rôle de conseiller, d’émissaire, et de diplomate.

Il encourage Richelieu dans un projet de croisade, pour reprendre les lieux saints et rêve d'une unité chrétienne.

Grâce à ses multiples couvents et établissements religieux, ce mystique convaincu

crée un réseau efficace de renseignements pour servir le roi et Dieu. 

 

De connivence avec le Cardinal, il ne cessera , sa vie durant, de conjuguer apostolat et politique, jusqu'à sa mort en 1638.

Marie- Jeanne Queffelec

 

 8 décembre 2023 :

De la Mothe-de-Baussay

à la

Mothe-Chandeniers

par Thérèse Dereix de Laplane

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La Mothe en 1880 et portrait d'Aimée Ardouin
(archives familiales)

Trois rivières, trois châteaux, trois familles

 

Situé au nord la Vienne (86) commune des Trois-Moutiers, proche de Chinon, Saumur, le Center Park (Roiffé) et Fontevraud, dans un environnement de bois où se rejoignent trois petites rivières formant une île, fut bâtie une motte qui devint le château de la Mothe-de-Baussay, puis Chandenier, modifié sous la Renaissance, métamorphosé au XIXe siècle en une éblouissante demeure néogothique… Entre le XIIIe siècle et 1962, trois familles et leurs descendants possédèrent La Mothe : les Baussay, les Lamoignon de Basville et les Hennecart.

 

Après avoir longtemps appartenu à « l’illustre » famille de Baussay, le château de la Mothe-de-Baussay et son vaste domaine passent par mariages aux Chaunay, seigneurs de Javarzay (79) et Chandenier (Champdenier-Saint-Denis, 79), puis, pendant sept générations – à partir de 1448 – à la plus ancienne famille de la noblesse française, les Rochechouart (dont est issu par sa grand’mère le cardinal de Richelieu).

 

Le Rochechouart qui laissa sa plus grande empreinte à La Mothe fut François II (1611-1693), « chevalier des ordres du roy, marquis de Chandenier, premier capitaine des gardes du Corps de Sa Majesté ». Exilé de la cour en 1655 pour avoir pris le parti de la Fronde, il se réfugie en ce château qu’il aime, y menant une vie « d’un luxe inouï » qui le ruine… Dès 1665, ses créanciers se saisissent de la propriété qu’ils revendent à sa sœur Marie de Rochechouart. Elle devra s’en séparer en 1685.

 

Acquis par l’intendant Nicolas Lamoignon de Basville (1648-1724), l’ancien fief, « érigé et élevé » en 1700 « en titre et dignité de marquisat », passe à ses petites-filles dont Anne Victoire, épouse du chancelier Charles René de Maupeou (1689-1775), puis à leur fils, René Nicolas Charles Augustin (1714-1792), « dernier chancelier de France ». Ils n’y séjournent pas. A la suite d’arrangements successoraux, La Mothe, appartenant à Aglaé Caroline Saulx de Tavannes, épouse de Joseph Augustin de Besenval, est vendue le 13 février 1809.

 

Nouveau propriétaire, à la tête d’une grosse fortune, François Hennecart (1762-1845), redonne son lustre à la grande propriété de « mille soixante-sept hectares ». A son décès, sa fille Alexandrine Aimée, épouse du banquier Jacques Joseph Ardoin (1779-1851) achète le domaine à ses frères et sœur.

Devenue veuve, artiste de tempérament, fascinée par le néogothique anglais, Alexandrine Aimée Ardoin (1800-1870) conçoit un magistral projet d’agrandissement de La Mothe, élevant de deux étages le château, incorporant de nombreuses sculptures. Les travaux commencent en 1856 sous la direction de l’architecte M. Gaumont. Ainsi se construit un extraordinaire château de contes de fées, riche et flamboyant, dentelle de pierres se mirant dans les douves ! Au milieu d’un petit bois proche, une chapelle complète l’ensemble.

 

A son décès, la propriété passe à sa fille Marie (1835-1889), épouse du baron Edgard Lejeune (fils du peintre Louis-François Lejeune, général baron d’empire et de Louise Clary, nièce de Désirée Clary, maréchale Bernadotte, reine de Suède), puis à son petit-fils, Robert Lejeune.

 

Le 13 mars 1932, la somptueuse demeure est dévastée par un incendie. Elle ne sera pas reconstruite. Les héritiers du baron Lejeune se séparent du grand domaine en 1962. Petit à petit, la végétation envahit le château abandonné : éblouissante création d’une femme !

T. Dereix de Laplane

 

24 novembre 2023 :

Quel avenir pour la chapelle souterraine de La Québrie ?

par Alain Tabutiaux

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Jean-Claude Rabin
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29 septembre 2023 :

Urbain Grandier, du pinacle au bûcher par Sylvette Noyelle

Devant une assistance nombreuse, Sylvette Noyelle s'attache à faire la part des choses entre

 

réalité historique et rumeur.

Après le décompte de ses amis et de ses proches, très nombreux à son arrivée :

Scévolles de Sainte-Marthe, le bailli Guillaume de Cerisay, Théophraste Renaudot, Louis Trinquant, Jean d'Armagnac... et celui de ses ennemis qui se révèlent de plus en plus nombreux et de plus en plus puissants : Loudunais de vieille souche, ordres religieux (Capucins, Cordeliers, Carmes,) à qui il enlève leur « clientèle » par son aura et ses qualités d’orateur et de théologien.

Courageux (il le prouve pendant la peste et pendant son procès), charitable, dévoué, mais aussi fier, hautain, jaloux de son rang, n’hésitant pas à s’opposer aux gens de pouvoir (Richelieu), notamment pour défendre le donjon de la démolition, c'est un personnage clivant.

Bientôt les scandales altèrent sa réputation, le « penchant extraordinaire qu'il avait à la galanterie » le dessert. Ses relations avec Philippe Trinquant et Madeleine de Brou défrayent la chronique.

Accusé de sorcellerie par les Ursulines locales, lors d’un procès « à charge » avec exorcismes, et questions, il est condamné.

Il fait amende honorable, les jambes broyées, là même où il officiait quelques temps plus tôt avant d’être brûlé vif le 18 août 1634,

place Sainte-Croix devant une foule innombrable.

Quelques décennies plus tard, l’édit de juillet 1682 décriminalise la sorcellerie.

Marie-Jeanne Queffelec

 

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Un  auditoire attentif et intéressé

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Nos conférences 2022-2024

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Devant une assistance nombreuse, Sylvette Noyelle s'attache à faire la part des choses entre

 

réalité historique et rumeur.

Après le décompte de ses amis et de ses proches, très nombreux à son arrivée :

Scévolles de Sainte-Marthe, le bailli Guillaume de Cerisay, Théophraste Renaudot, Louis Trinquant, Jean d'Armagnac... et celui de ses ennemis qui se révèlent de plus en plus nombreux et de plus en plus puissants : Loudunais de vieille souche, ordres religieux (Capucins, Cordeliers, Carmes,) à qui il enlève leur « clientèle » par son aura et ses qualités d’orateur et de théologien.

Courageux (il le prouve pendant la peste et pendant son procès), charitable, dévoué, mais aussi fier, hautain, jaloux de son rang, n’hésitant pas à s’opposer aux gens de pouvoir (Richelieu), notamment pour défendre le donjon de la démolition, c'est un personnage clivant.

Bientôt les scandales altèrent sa réputation, le « penchant extraordinaire qu'il avait à la galanterie » le dessert. Ses relations avec Philippe Trinquant et Madeleine de Brou défrayent la chronique.

Accusé de sorcellerie par les Ursulines locales, lors d’un procès « à charge » avec exorcismes, et questions, il est condamné.

Il fait amende honorable, les jambes broyées, là même où il officiait quelques temps plus tôt avant d’être brûlé vif le 18 août 1634,

place Sainte-Croix devant une foule innombrable.

Quelques décennies plus tard, l’édit de juillet 1682 décriminalise la sorcellerie.

Marie-Jeanne Queffelec

 

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